Chrome et Firefox toujours en tête des navigateurs les plus utilisés


Chrome et Firefox toujours en tête des navigateurs les plus utilisés

Mois après mois, l'évolution des parts de marché des principaux navigateurs sur la base des données de StatCounter et MarketShare. En septembre 2017, Chrome grimpe toujours à 63,98%. Mais jusqu'où encore ? Firefox repart à la baisse à 13,6%. Quant à Edge, Windows 10 contribue peu à sa popularité.

Chrome : l'irrésistible ascension

Sur ordinateur comme mobile, Google Chrome s'est imposé comme le navigateur de référence d'une grande majorité d'internautes. En septembre 2017, Chrome affichait une part de marché mondiale considérable de 63,98% (des pages vues mesurées par StatCounter). Seul Internet Explorer s'est hissé à un tel niveau par le passé, mais c'était alors en abusant de sa position dominante dans les systèmes d'exploitation et sur un marché qui comptait peu ou pas de concurrents.

Sur PC, Chrome réalise une meilleure performance que sur smartphone où Google est notamment confronté à la rivalité d'Apple Safari. Chrome n'en bénéficie pas moins d'un très net avantage sur smartphone avec une PDM de 51,78%, contre 17,74% pour Safari. Le logiciel de Google continue de grimper, porté par l'adoption des terminaux Android.

Sur desktop, de plus en plus délaissé comme en témoignent par exemple les livraisons mondiales de PC, les concurrents de Chrome sont plus que distancés. Le plus haut est Firefox, mais à juste 13,6%. En outre, la part de marché de Mozilla recule de nouveau. Le navigateur peut-il retrouver le chemin de la croissance ? Mozilla espère bien, et ce grâce en particulier à Firefox 57. Cette version, baptisée Firefox Quantum, est encore en test, mais promet des améliorations très significatives.

La question de l'avenir se pose aussi pour Microsoft. En déclin constant avec Internet Explorer, l'éditeur comptait renaître grâce à Edge. Un rebond ne semble pas pour tout de suite, en dépit de l'adoption de Windows 10 où Edge est installé par défaut. En septembre, Microsoft Edge plafonnait à 4,3%, contre 8,21% pour IE et 5,46% pour Safari.

Des positions difficiles à remettre en cause

Avec 59,61% des visites réalisées depuis Chrome en septembre 2017, le navigateur peut-il encore être rejoint ou même céder du terrain ? Google est après tout parti de zéro sur ce marché. Enfin pas tout à fait. Le géant de la publicité profite d'une très forte présence sur le Web, dont un monopole dans la recherche, d'Android et de moyens financiers considérables pour développer Chrome.

Ses rivaux ne sont pas tous démunis. Néanmoins, les internautes sont-ils eux prêts à remettre en reconsidérer leur choix ? Sans un profond bouleversement (ou l'intervention du régulateur de la concurrence ?), cela semble peu probable. En attendant, Net Applications estime la part de marché de Firefox à 12,85%. Mozilla a su se relancer par rapport à l'année dernière, mais sans réellement progresser.

Internet Explorer poursuit de son côté sa descente en flèche à désormais 14,18% (la guerre, pas de doute !), contre 25,48% un an plus tôt. Pire, Microsoft ne peut prétendre se rassurer avec l'adoption d'Edge. A 5,15%, l'éditeur supplante certes Safari et Opera, mais il est loin de bénéficier à plein de Windows 10. Activé par défaut, les internautes sont peu enclins à accorder une seconde chance à Edge. Depuis des mois, le logiciel de Microsoft trébuche. Il avait en effet débuté l'année à 5,48%. La progression n'a rien de fulgurante. Microsoft paie peut-être en partie le manque d'extensions pour Edge. Il en compte tout juste 70. L'éditeur défend ce maigre bilan par la décision de sécuriser les développements et de garantir la performance des modules et de son navigateur.

Le crépuscule d'Internet Explorer

En juillet, IE est supplanté par Google Chrome à 50,95%. Firefox stagne toujours à 8,12%. Safari et Opera se situent eux bien plus bas. Toutefois en Europe et en France, la concurrence est plus féroce entre les navigateurs. Internet Explorer a souvent été évincé par la concurrence parmi les pays européens. La place de numéro un revient ainsi à Chrome en Europe et notamment aussi en France.

Firefox fait de la résistance. Jusqu'à quand ?

Depuis plus d'un an, les trajectoires des navigateurs en France sont assez rectilignes (ou presque). Et in fine, les positions sont assez proches de ce qu'elles sont à l'échelle mondiale.

De façon similaire, Chrome domine très largement, suivi de loin par Firefox. En septembre 2017, Google est à 51,37%. A l'arrêt depuis plus d'un an, mais bien loin de ses bases de 2015 (environ 29%), Firefox plafonne à 22,37%. Mozilla peut toujours se targuer de faire mieux que Microsoft. Mais est-ce suffisant ?

Internet Explorer oscille ces derniers mois. Safari, pourtant essentiellement utilisé sur Mac, était même passé provisoirement devant IE. Le logiciel d'Apple passe une fois encore devant à 9,44%, contre 8,56% pour IE. Il conviendrait toutefois d'ajouter aussi les points accumulés, lentement, par Edge. Le dernier né de Microsoft a cependant reculé en septembre à 5,85%.


Source : Zdnet